Carnet de voyage ou livre photo : que choisir pour garder vos souvenirs ?

Un livre photo montre ce que vous avez vu, un carnet de voyage raconte ce que vous avez vécu. Le bon choix dépend de ce que vous voudrez retrouver dans dix ans.

Deux carnets de voyage imprimés, intitulés Roma et Philippines, posés sur une table rose

Carnet de voyage ou livre photo : tout dépend de ce que vous voudrez retrouver dans dix ans. Le livre photo met les images au premier plan et convient si vous avez de belles photos et peu envie d’écrire. Le carnet de voyage garde le récit, les anecdotes et les voix, avec des photos pour l’illustrer.

Si vous hésitez, c’est souvent que vous tenez aux deux. Voici ce que chaque format fait bien, ce qu’il laisse de côté, le temps qu’il demande, et les formes hybrides qui réunissent récit et images.

Carnet de voyage ou livre photo : la différence en bref

Un livre photo est d’abord une sélection d’images mises en page, parfois accompagnées de légendes. On le fabrique après le voyage, le plus souvent avec un logiciel ou un site qui propose des gabarits, et on le fait imprimer.

Un carnet de voyage part du récit : ce que vous avez fait, entendu et ressenti, jour après jour. Les photos y illustrent le texte plutôt que l’inverse. Il se construit pendant le voyage, même s’il prend sa forme définitive au retour.

Le livre photo, en résumé

  • Ce qu’il garde : les paysages, les visages, les couleurs.
  • Quand on le fait : au retour, en partant de la pellicule.
  • Ce qu’il demande : du tri et de la mise en page, pas d’écriture.
  • Pour qui : tout le monde le feuillette, même sans avoir fait le voyage.

Le carnet de voyage, en résumé

  • Ce qu’il garde : l’histoire, les détails, les phrases, les émotions.
  • Quand on le fait : pendant le voyage, un peu chaque jour.
  • Ce qu’il demande : de raconter, par écrit ou à voix haute.
  • Pour qui : ceux qui veulent se souvenir, et ceux qui liront l’histoire plus tard.

Ce qu’un livre photo fait très bien

Le livre photo rend justice aux belles images. Un panorama en pleine page, une série de portraits bien cadrés ou les couleurs d’un marché y prennent une ampleur que l’écran du téléphone ne leur donne jamais. Pour un voyage très visuel, un safari, une traversée de l’Islande ou un séjour de photographe passionné, c’est un très bel objet.

Il a aussi l’avantage de se feuilleter vite. Un ami ou un collègue le parcourt en dix minutes et repart avec une idée juste du voyage. Enfin, il n’exige pas d’écrire, ce qui compte beaucoup pour ceux que la page blanche paralyse.

Ce que les photos ne racontent pas

Une photo garde un instant, rarement son contexte. Le prénom du guide, la raison de ce fou rire, ce que vous ressentiez en arrivant au sommet : rien de cela n’est dans l’image, et c’est pourtant ce que vous chercherez en la regardant.

La psychologie apporte une nuance intéressante. En 2013, Radio-Canada rapportait les travaux de la chercheuse Linda Henkel, selon lesquels des visiteurs de musée se souvenaient moins bien des objets qu’ils avaient photographiés que de ceux qu’ils avaient seulement observés. Pour la chercheuse, s’en remettre à l’appareil pour se souvenir à sa place peut nuire au souvenir lui-même ; elle notait aussi qu’une accumulation de photos jamais rangées décourage d’y revenir.

D’autres travaux montrent l’autre face du geste : dans une série d’expériences publiée en 2016, Kristin Diehl et ses collègues ont observé que photographier augmentait souvent le plaisir pris à une expérience, parce que cela pousse à s’y impliquer. La photo aide donc à profiter du moment, mais elle ne suffit pas à en garder les détails.

Ce qu’un carnet de voyage apporte en plus

Le récit garde ce que l’image ne montre pas, à commencer par le pourquoi et les voix. Relu des années plus tard, il fait revivre des scènes entières, là où une photo rappelle souvent un décor et peu de chose autour.

Prenez la photo d’une plage aux Philippines. Seule, elle montre du sable et une barque. Accompagnée de deux lignes, « le batelier a refusé qu’on le paie avant le retour, au cas où la mer tournerait ; elle a tourné », elle devient un souvenir qu’on raconte encore.

Le carnet se transmet aussi autrement. Un enfant qui ouvre celui du voyage de ses parents y lit une histoire, avec ses rebondissements, et pas une suite de paysages. Ses pages se lisent à voix haute, ce qui en fait un objet de famille plus qu’un objet de salon.

Le temps à y consacrer, un critère souvent décisif

Le livre photo demande peu d’effort pendant le voyage et beaucoup après : trier des centaines, parfois des milliers d’images, puis les placer page par page. C’est à cette étape que bien des projets s’enlisent, et que les photos finissent par rester dans le téléphone.

Le carnet demande un peu de temps chaque jour, quelques lignes écrites ou deux minutes de voix, mais la matière est prête au retour. Certaines applications composent même les pages au fil des étapes. Dans MemoBook, par exemple, vous racontez chaque étape à voix haute, Memo met le récit en forme, et l’aperçu du carnet se met à jour à chaque étape validée.

Les pièges de chaque format

Le premier piège du livre photo est le catalogue : trois cents images de même taille, sans hiérarchie, où l’œil ne sait plus où se poser. Choisissez une image forte par double page et réduisez les autres, ou laissez-les dehors. Le second est la légende paresseuse, du type « Plage, jour 3 », qui ne dira plus rien dans cinq ans ; une légende utile donne un lieu, un nom ou une anecdote.

Le carnet a ses propres travers. Le plus courant est le carnet-agenda, qui aligne les visites sans rien raconter ; vient ensuite le carnet abandonné au quatrième jour, faute d’un moment fixe pour écrire. Une règle simple évite les deux : un seul moment raconté par jour, mais tous les jours.

Lequel choisir selon votre voyage

  • Un week-end ou un city-trip. Quelques pages de récit suffisent ; un livre photo de quarante pages risquerait de se remplir de façades.
  • Un voyage de noces. Le carnet, raconté à deux voix, garde les moments que les photos ne montrent pas, et fait un joli pendant à l’album du mariage. Nos idées pour un carnet de voyage de noces montrent comment s’y prendre.
  • Un tour du monde. Le carnet, sans hésiter. Sur plusieurs mois, sans récit, les pays finissent par se mélanger ; voyez comment tenir un carnet de tour du monde sur la durée.
  • Un voyage centré sur la photo. Safari, grands espaces, festival de lumières : le livre photo s’impose, éventuellement avec une page de récit par étape.
  • Un voyage en famille avec de jeunes enfants. Le carnet, pour garder leurs mots et leurs étonnements ; les photos de famille y trouvent naturellement leur place.

Les formes hybrides : un carnet de voyage avec des photos

Rien n’oblige à choisir. Un carnet illustré mêle un vrai récit et des photos à chaque étape ; le tout est de décider de la place de chacun avant de commencer.

C’est le principe d’un carnet de voyage personnalisé comme ceux de MemoBook : vous réglez le ratio entre texte et photos pour tout le voyage, l’application vous dit combien de photos il manque, et la mise en page compte une à deux doubles pages par étape.

Le papier compte aussi. Un livre photo est souvent imprimé sur papier couché, brillant ou mat, dont la surface lisse fait ressortir les couleurs. Un carnet de récit gagne à un papier non couché, plus doux au toucher et sur lequel on peut écrire au stylo ; les carnets MemoBook sont imprimés sur un papier ivoire non couché de 80 g, sous couverture rigide mate.

Notre conseil pour trancher

Posez-vous une seule question : dans dix ans, voudrez-vous revoir ces paysages ou réentendre cette histoire ? Si ce sont les paysages, faites un beau livre photo et soignez les légendes. Si c’est l’histoire, commencez le carnet dès le premier soir, même en trois lignes.

Et si raconter vous tente plus qu’écrire, l’application MemoBook (iPhone) a été pensée pour cela : vous parlez, Memo transcrit et met en forme sans rien inventer, vos photos rejoignent le récit, et le carnet arrive imprimé chez vous.

Questions fréquentes

Un livre photo peut-il servir de carnet de voyage ?

Oui, à condition d’y ajouter du texte : des légendes précises (lieu, date, ce qui s’est passé) et quelques pages de récit. Sans cela, il reste un bel ensemble d’images, mais il ne racontera pas le voyage à ceux qui ne l’ont pas fait.

Quel papier choisir pour un carnet de voyage avec des photos ?

Un papier couché, brillant ou mat, rend les photos plus éclatantes. Un papier non couché offre un toucher plus doux, se lit sans reflets et accepte l’écriture au stylo. Pour un carnet où le récit domine, le non couché est souvent le meilleur compromis.

Combien de temps faut-il pour faire un livre photo de voyage ?

Comptez généralement plusieurs soirées, car le tri des photos prend à lui seul plus de temps que la mise en page. Pour aller plus vite, marquez vos photos préférées chaque soir pendant le voyage : au retour, il ne restera qu’à les placer.

Liste d’attente

Gardez l’histoire avec les images

Racontez chaque étape à voix haute et ajoutez vos photos : Memo compose un carnet illustré, que vous recevez imprimé et relié.

C’est noté ! Vous recevrez le lien de l’app dès sa sortie sur l’App Store, avec vos 10 € offerts sur votre premier carnet.

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