Que mettre dans un carnet de voyage ? 35 idées de pages et de contenus

Le récit de chaque journée, bien sûr, mais aussi les galères, les phrases entendues, le budget ou le classement des meilleurs plats : de quoi remplir chaque page sans effort.

Page d’un carnet de voyage imprimé sur la Guadeloupe, avec un récit, des photos et un encart de culture générale

Que mettre dans un carnet de voyage ? D’abord le récit de vos journées, puis tout ce qui aide à s’en souvenir : des photos, des billets, des phrases entendues, des portraits de gens croisés, des listes et des petits bilans. Voici 35 idées de pages et de contenus, classées du départ au retour, avec pour chacune la façon de la récolter sur place sans y passer vos soirées.

Inutile de tout faire. Choisissez cinq ou six idées qui vous parlent et tenez-les jusqu’au bout : un carnet qui retrouve chaque soir les mêmes rubriques se lit avec plaisir, comme un rendez-vous.

Avant le départ : les pages d’ouverture

  • 1. La page de titre. Le nom du voyage, les dates, les prénoms des voyageurs. Un mot entendu sur place fera souvent un meilleur titre que le nom du pays ; rien ne vous empêche de le changer au retour.
  • 2. La carte de l’itinéraire prévu. Tracée à la main ou imprimée, elle prend tout son sens à côté du trajet réel, avec ses détours et ses étapes annulées.
  • 3. Ce que vous attendez du voyage. Quelques lignes écrites la veille du départ sur ce que vous espérez voir et ce qui vous inquiète. À relire le dernier soir.
  • 4. La liste de bagages. Elle devient drôle au retour, quand on coche ce qui n’a jamais servi et qu’on note ce qui a cruellement manqué.
  • 5. La photo du départ. Sur le pas de la porte ou à l’aéroport, puis la même au retour, au même endroit et avec les mêmes personnes. Les deux images côte à côte en disent long.

Le récit, jour après jour

Le récit est la première chose à mettre dans un carnet de voyage. Sans lui, les billets et les photos restent des pièces détachées ; avec lui, ils deviennent une histoire.

  • 6. Le journal du jour. La date, le lieu, la météo, puis ce qui s’est passé. C’est la colonne vertébrale du carnet, et tout le reste vient s’y accrocher.
  • 7. Le moment de la journée. Une seule scène racontée en détail plutôt que le programme complet : le marché de 7 heures, la panne au bord de la route, le fou rire dans le ferry.
  • 8. Les phrases entendues. Un mot d’enfant, la réplique d’un serveur, une expression locale mal comprise. Notez-les entre guillemets, exactement comme elles ont été dites.
  • 9. Les galères. Le train raté, la chambre sans eau chaude, l’orage sur le col. Sur le moment, on s’en passerait ; dix ans plus tard, ce sont les pages qu’on relit à voix haute.
  • 10. Ce que vous avez mangé. Le plat, le lieu, le prix et votre verdict. Si quelqu’un vous a confié une recette, elle mérite une page entière.
  • 11. Les sensations. Les sons, les odeurs, la chaleur, la lumière à une heure précise. Ce sont justement les détails que les photos ne gardent pas.
  • 12. Le bilan du soir. Trois questions, toujours les mêmes : le meilleur moment, le pire, la surprise du jour. En une minute, la journée est accrochée.

À quoi ressemble une page tenue ainsi ? Voici un bilan du soir écrit en deux minutes, sur un banc :

Mardi 14 mai, Porto. Grand soleil, le premier depuis notre arrivée. Meilleur moment : le pique-nique sur les marches de la cathédrale, avec des pastéis encore tièdes. Pire moment : la montée vers la pension, valises comprises. Surprise du jour : le marchand de sardines qui avait vécu vingt ans à Roubaix et nous a parlé ch’ti.

Les rencontres et les voix du voyage

  • 13. Les portraits des gens croisés. Le prénom de votre hôte, ce qu’il vous a raconté, une photo s’il est d’accord. Si votre carnet doit circuler au-delà de la famille, rappelez-vous que publier l’image d’une personne reconnaissable suppose son accord.
  • 14. Les mots de la langue locale. Ceux que vous avez appris, ceux que vous avez massacrés, et ceux qui n’ont pas d’équivalent en français.
  • 15. La version des autres voyageurs. Demandez à chacun de raconter une journée à sa façon, et notez qui parle. Deux récits de la même randonnée, l’un par un parent fourbu, l’autre par un adolescent ravi, font une page savoureuse.
  • 16. Les mots des enfants. Ce qu’ils ont retenu, ce qu’ils ont trouvé bizarre, la note qu’ils donnent à la journée. Leur regard est souvent le plus drôle du carnet.
  • 17. Les adresses à retrouver. La pension où vous avez si bien dormi, la librairie, le restaurant du port. Elles serviront aux amis qui partiront après vous.

Les traces et les petits papiers à garder

  • 18. Les billets. Train, bus, musée, concert. Collés à la date du jour, ils fixent la chronologie mieux que n’importe quelle note.
  • 19. Les tickets de caisse. Les prix racontent un pays. Beaucoup sont imprimés sur papier thermique, qui s’efface avec le temps et la chaleur : photographiez ceux auxquels vous tenez.
  • 20. Les étiquettes et les cartes postales. La carte jamais envoyée, l’étiquette d’une bière locale décollée à l’eau chaude, un sachet de sucre au nom d’un café.
  • 21. Les plans annotés. Le plan du métro griffonné, le dépliant du musée, la carte des sentiers avec votre parcours surligné.
  • 22. Un billet de banque local. Un petit billet, plus facile à coller qu’une pièce, rappelle la monnaie du pays et ce qu’elle permettait d’acheter.
  • 23. Les cartes d’embarquement. Elles marquent les grandes étapes. Si vous partagez votre carnet en ligne, masquez le code-barres et votre nom : la CNIL conseille d’éviter de diffuser publiquement ses cartes d’embarquement, parmi d’autres informations qui permettent de vous retrouver.
  • 24. Le bracelet ou le badge. Le bracelet d’un festival, l’étiquette de bagage arrachée à l’arrivée, le badge d’un parc national.

Les listes, les chiffres et les classements

  • 25. Le voyage en chiffres. Kilomètres parcourus, nuits passées, nombre de ferries ou de crevaisons. Un bilan chiffré se lit en dix secondes et fait toujours sourire.
  • 26. Le budget. Ce que le voyage a réellement coûté, poste par poste. Utile pour le prochain départ, et souvent instructif.
  • 27. Les classements. Le meilleur repas, le pire lit, la plus longue attente. Faites voter tous les voyageurs : les désaccords sont la partie la plus drôle.
  • 28. Les premières fois. Premier train de nuit, premier bain dans une eau à 14 degrés, première phrase comprise dans la langue du pays.
  • 29. La bande-son du voyage. La chanson qui passait en boucle dans la voiture, celle du bar où vous avez dansé. Notez le titre : réécoutée plus tard, elle ramène tout.
  • 30. Les coups de cœur et les déceptions. Le site surcoté, la petite ville où personne ne s’arrête et qui vous a conquis. Une page honnête vaut mieux qu’une brochure.

Les pages pour jouer et transmettre

  • 31. Le quiz pour les proches. Quelques questions pour ceux qui liront le carnet : combien de temps a duré la traversée, qui a oublié son passeport à l’hôtel.
  • 32. Les encarts de culture générale. Une anecdote historique, l’origine d’un plat, un chiffre étonnant sur le pays. Ils donnent de l’air entre deux journées de récit.
  • 33. Le jeu de fin de carnet. Une grille de mots fléchés construite avec les mots du voyage amuse les enfants comme les grands-parents.

Ces pages demandent un peu de préparation si vous les faites à la main. Certains outils en ajoutent une partie d’office : dans un carnet MemoBook, par exemple, un encart de culture générale apparaît toutes les trois ou quatre pages, entre deux étapes du récit.

Les pages de fin

  • 34. Ce que vous retiendrez. La phrase qui résume le voyage, écrite le dernier soir. Certains y ajoutent une lettre à eux-mêmes, à rouvrir dans dix ans.
  • 35. Les pages laissées blanches. Pour les photos reçues plus tard, la dédicace d’un compagnon de route, le mot qu’ajoutera une grand-mère en feuilletant le carnet. Gardez-en deux ou trois à la fin : on y revient plus souvent qu’on ne le pense.

Comment récolter tout cela sans y passer vos soirées

Pendant le voyage, la récolte compte davantage que la mise en forme. Une enveloppe pour les papiers et quelques minutes chaque soir pour raconter suffisent ; pour tout ce qui ne se garde pas, comme un menu, une enseigne ou une plaque de rue, une photo fait office de note.

Si écrire vous coûte, essayez de raconter votre voyage à voix haute. Avec MemoBook, deux minutes de voix suffisent pour une étape, et l’application retrouve les photos prises aux dates de l’étape pour vous les suggérer, ce qui évite de fouiller toute la pellicule. Pour le rythme à tenir et le tri au retour, notre guide pour faire un carnet de voyage étape par étape reprend la méthode complète.

Ce qu’il vaut mieux ne pas mettre dans un carnet de voyage

Tout ne mérite pas une page. Dix photos presque identiques du même coucher de soleil, les captures d’écran de réservation ou le récit heure par heure d’une journée de transport alourdissent le carnet sans rien raconter. Gardez la meilleure image et une phrase sur le trajet.

Prudence aussi avec les informations personnelles si le carnet doit circuler : numéro de passeport, adresse de votre domicile, code-barres des billets. Pour un carnet qui reste dans la famille, la question se pose peu ; pour un lien partagé ou une page en ligne, mieux vaut les retirer.

Composer votre carnet à partir de ces idées

Pour un premier carnet, retenez quelques rubriques fixes, par exemple le journal du jour, une phrase entendue et la note de la journée, puis ajoutez une ou deux pages libres quand l’envie vient. La régularité des rubriques donne au carnet son rythme, et les pages libres sa surprise.

Si vous préférez raconter plutôt qu’écrire, l’application MemoBook (iPhone) rassemble votre récit, vos photos et des encarts de culture générale dans un même carnet de voyage personnalisé, dont vous réglez la part des photos, le nombre de pages visé et la couverture avant l’impression.

Questions fréquentes

Combien de photos mettre dans un carnet de voyage ?

Tout dépend de la place que vous voulez laisser au texte. Pour un carnet où le récit domine, une à trois photos par double page laissent respirer l’ensemble ; un carnet plus visuel en accueille davantage. Dans MemoBook, vous réglez ce ratio entre texte et photos pour tout le voyage, et l’application vous indique combien de photos il manque.

Comment coller des billets dans un carnet de voyage sans les abîmer ?

Préférez la colle en bâton ou un ruban adhésif de masquage à la colle liquide, qui fait gondoler le papier. Pour les tickets sur papier thermique, qui pâlissent avec le temps, gardez aussi une photo. Les billets épais ou nombreux trouvent mieux leur place dans une pochette collée en fin de carnet.

Que mettre dans le carnet de voyage d’un enfant ?

Laissez-le choisir : ses dessins, ses propres mots (dictés si besoin), la note qu’il donne à chaque journée, un objet trouvé en chemin. Des rubriques fixes comme « mon meilleur moment » ou « le truc le plus bizarre du jour » l’aident à démarrer. Les plus jeunes racontent souvent plus volontiers à voix haute qu’à l’écrit.

Liste d’attente

Ces 35 idées, racontées à voix haute

Racontez vos journées à Memo et ajoutez vos photos : votre récit se compose au fil du voyage, puis devient un carnet imprimé.

C’est noté ! Vous recevrez le lien de l’app dès sa sortie sur l’App Store, avec vos 10 € offerts sur votre premier carnet.

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