Pourquoi nous avons créé MemoBook : des milliers de photos, aucun récit

Deux amis, des milliers de photos de voyage et aucun récit pour les accompagner. D’où vient MemoBook, pourquoi nous avons misé sur la voix et sur le papier, et ce à quoi nous tenons.

Carnet MemoBook imprimé intitulé « Notre tour du monde », rangé sur une étagère

Nous avons créé MemoBook parce que nous revenions de voyage avec des milliers de photos et aucun récit pour les accompagner. Les images étaient là, sans les histoires qui allaient avec : le nom d’un village, ou la personne rencontrée ce jour-là. MemoBook est l’application iPhone que nous aurions voulu avoir : on y raconte ses journées à voix haute, et elle en fait un carnet de voyage imprimé.

Des milliers de photos, et pas d’histoire

Nous sommes deux amis, Hugo et Paul, et nous voyagions comme beaucoup de monde : en photographiant tout, avec la promesse de trier en rentrant. Le tri n’arrivait pas, et les photos finissaient noyées dans la pellicule du téléphone, entre deux captures d’écran.

Ce travers a même été étudié. Dans une étude présentée fin 2013, la psychologue Linda Henkel, de l’université Fairfield, a observé que des étudiants qui photographiaient les œuvres d’un musée s’en souvenaient moins bien le lendemain que ceux qui se contentaient de les regarder. Elle rappelait aussi que, selon d’autres travaux, la masse et le désordre des photos numériques découragent beaucoup de gens de les revoir : pour se souvenir, il faut revenir vers ses images, et les accumuler ne suffit pas (l’étude de Linda Henkel présentée par l’Association for Psychological Science).

Carnet vierge, livre photo : ce qui nous manquait

Le carnet de voyage n’est pas une idée neuve. D’Alexander von Humboldt à Eugène Delacroix, voyageurs et artistes y mêlent depuis des siècles notes et croquis (l’histoire du carnet de voyage). Il demande pourtant d’écrire chaque soir, après des journées souvent longues, et beaucoup de carnets achetés avant le départ restent à moitié vides.

Le livre photo pose le problème inverse : de belles images, très peu de mots (nous détaillons les différences entre carnet de voyage et livre photo dans un autre article). Certaines applications de voyage tracent l’itinéraire et les lieux visités, mais le récit reste à écrire. Nous voulions un objet qui raconte l’histoire avec nos mots, sans nous demander une heure d’écriture par jour.

L’idée de départ : raconter à voix haute

Une chose nous a mis sur la voie : nous racontions très bien nos voyages à l’oral, à table ou au téléphone. Les détails revenaient d’eux-mêmes dès qu’il y avait quelqu’un pour écouter. Il manquait un moyen de saisir ce récit pendant qu’il était frais, puis de le mettre en forme.

MemoBook repose sur cette idée. Pendant le voyage, vous parlez quelques minutes par étape dans une conversation avec Memo, l’agent IA de l’application, ou vous écrivez au clavier si vous préférez. Memo transcrit, corrige la ponctuation, structure le récit et le rend agréable à lire. Il vous suggère les photos prises aux dates de l’étape, puis compose les pages.

Nous voulions aussi qu’un voyage à plusieurs se raconte à plusieurs voix : chaque message porte le prénom de celui qui parle, et le carnet imprimé le mentionne discrètement. Et comme on voyage souvent loin du réseau, en montagne ou en avion, les enregistrements restent sur le téléphone et se synchronisent quand la connexion revient.

Nous avons choisi la voix parce qu’elle tient la distance. Dans une étude menée en laboratoire, la dictée s’est révélée environ trois fois plus rapide que le clavier d’un smartphone (l’étude comparant dictée et clavier), et deux minutes de parole restent possibles même au bout d’une longue journée. Nous expliquons plus en détail pourquoi il vaut la peine de raconter son voyage à voix haute.

Pourquoi MemoBook finit sur du papier

Nous aurions pu nous arrêter à l’écran. Nous avons choisi l’imprimé, parce qu’un carnet posé sur une étagère se rouvre et se prête, ce qu’un dossier de photos fait rarement. Le carnet MemoBook est relié, avec une couverture rigide mate et un papier ivoire non couché de 80 g. Il compte au moins 16 pages, minimum imposé par la reliure, et l’aperçu que vous voyez dans l’application correspond exactement à ce qui sera imprimé.

Le numérique garde sa place : un lien de prévisualisation permet à vos proches de suivre un voyage en cours, et une copie PDF se partage partout. Rien n’est public par défaut.

Les principes auxquels nous tenons

Une IA qui met en forme sans inventer

Memo travaille à partir de ce que vous racontez. Il n’ajoute ni lieux, ni dates, ni anecdotes que vous n’avez pas racontés. Vous relisez et corrigez chaque étape avant l’impression, à la voix ou à la main, et votre version prime toujours.

Vos souvenirs restent les vôtres

Vos récits et vos photos ne sont accessibles qu’à vous et aux personnes que vous invitez. Ils ne sont jamais publiés ni utilisés à des fins publicitaires, et ils ne servent jamais à entraîner des IA : nos prestataires y sont engagés contractuellement. Vous pouvez exporter vos données ou supprimer votre compte depuis les réglages.

Gratuit pour raconter, payant pour imprimer

L’application est gratuite. Chaque voyage dispose d’un crédit de cinq minutes de récit par jour, partagé entre les voyageurs non abonnés. L’abonnement à 4,99 € par mois rend le récit illimité sur tous vos voyages, sans engagement. Le carnet imprimé se paie à part : son prix dépend du nombre de pages et s’affiche avant le paiement, comme l’expliquent les tarifs de MemoBook.

Au-delà du voyage

Beaucoup de carnets racontent aussi une année, une naissance, une rénovation ou un projet. Le principe ne change pas : vous racontez, et Memo en fait un carnet.

Qui sommes-nous

Hugo Jouffre s’occupe du produit et de la technique, depuis Lyon. Paul Fournier s’occupe de la croissance et des contenus, dont ce blog. MemoBook est édité par Hugo Jouffre, micro-entrepreneur à Lyon.

Nous construisons MemoBook en écoutant les voyageurs qui s’en servent. Pour une question ou une idée d’amélioration, écrivez-nous à hello@memobook.fr. Et si votre prochain départ approche, racontez-en la première journée à voix haute : c’est la meilleure façon de comprendre ce que nous avons voulu faire.

Questions fréquentes

Qui a fondé MemoBook ?

MemoBook a été fondé par deux amis : Hugo Jouffre, qui s’occupe du produit et de la technique depuis Lyon, et Paul Fournier, qui s’occupe de la croissance et des contenus. L’application est éditée par Hugo Jouffre, micro-entrepreneur à Lyon. Vous pouvez leur écrire à hello@memobook.fr.

Pourquoi MemoBook mise-t-il sur la voix plutôt que sur l’écriture ?

Parce que raconter deux minutes à voix haute demande beaucoup moins d’énergie qu’écrire une page en fin de journée, et que l’oral fait revenir des détails. Le clavier reste disponible partout où le micro l’est, pour ceux qui préfèrent écrire.

MemoBook sert-il seulement pour les voyages ?

Non. Beaucoup de carnets racontent aussi une année, une naissance, une rénovation ou un projet. Le fonctionnement est le même : vous racontez à voix haute ou au clavier, et Memo en fait un carnet imprimé.

Liste d’attente

Racontez votre prochain voyage

Vous parlez, Memo écrit, et votre carnet se compose au fil des étapes. Commencez le vôtre avec l’application MemoBook sur iPhone.

C’est noté ! Vous recevrez le lien de l’app dès sa sortie sur l’App Store, avec vos 10 € offerts sur votre premier carnet.

L’envoi n’a pas abouti. Vérifiez votre adresse e-mail et réessayez.

Un e-mail au lancement, rien d’autre sans votre accord. Confidentialité